Licenciement abusif en présence d’images issues de la vidéo surveillance mise en place par l’employeur

Licenciement abusif en présence d’images issues de la vidéo surveillance mise en place par l’employeur

[et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_row _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » custom_padding= »|||6px|| » global_colors_info= »{} »][et_pb_column type= »4_4″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][et_pb_text _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »]

Victoire d’un agent de sécurité qui a gagné son dossier et à fait juger son licenciement sans cause réelle et sérieuse. Il s’était vu notifier un licenciement pour faute grave notamment pour s’être endormi durant ses heures de travail et sur son lieu de travail.

Le cabinet a représenté ce salarié en invoquant l’illécéité des preuves fournies par l’employeur.

Cette décision relève d’une question fondamentale des entreprises et salariés relative aux preuves que peut verser l’employeur sans porter atteinte à la vie privée du salarié sur son lieu de travail.

En principe, l’employeur peut valablement produire des images issues de son dispositif de vidéosurveillance à l’appui d’un licenciement lorsqu’il a respecté les règles relatives :
– à l’obtention de l’autorisation du préfet pour filmer les lieux ouverts au public  ;
– à la mise en place système d’autocontrôle continu
– au respect de la vie privée du salarié et à l’absence de disproportion quant au but recherché ;
– à la consultation et de conservation des images ;
– à l’information préalable des salariés et du CSE

La Cour de cassation a rappelé les conditions précité. À défaut, le moyen de preuve tiré des enregistrements de la salariée est, comme en l’espèce, illicite (Cass. soc., 7 juin 2006, n° 04-43.866).

Le cabinet a représenté un agent de sécurité qui s’était endormi durant ses heures de travail et sur son lieu de travail. Il avait été licencié pour faute grave.

Son employeur avait produit devant le Conseil de prud’hommes les images captées par les caméras de surveillance mises en place par l’employeur qui montraient le salarié en train de dormir.

Le salarié faisait valoir que son emploi consistait à faire des rondes et d’intervenir auprès des locataires, ce qui le conduisait à traverser les parties communes qui étaient sous surveillance.

Dès lors le Conseil de prud’hommes de Bobigny a estimé que l’employeur « ne peut soutenir que la vidéosurveillance filme uniquement les accès et les parties communes de la résidence et non les lieux de travail des salariés, qu’aucune vidéosurveillance n’est installée dans le bureau se trouvant à proximité des ascenseurs et qui est le lieu habituel où doit demeurer le salarié en dehors de ses tournées.

Il y a lieu de retenir que l’intégralité des pièces communes pouvait potentiellement être retenu comme le lieu de travail de Monsieur xxxxxx, celui-ci ne se limitant au bureau où Monsieur xxx était affecté.

C’est donc à bon droit que Monsieur xxxx invoque le respect des exigences légales et jurisprudentielles».

Il est a noté que le contrat de travail ne mentionnait pas que le salarié pouvait être sanctionné grâce aux caméras de surveillance et que le CSE n’avait pas été informé de cette utilisation par l’employeur.

Ainsi, même en cas de licenciement fondé sur des images de vidéosurveillances, tout n’est pas perdu.

Vous pouvez contester votre licenciement et faire respecter vos droits devant les juridictions.

Maître Sabrina CHEMAKH

[/et_pb_text][/et_pb_column][/et_pb_row][/et_pb_section][et_pb_section fb_built= »1″ _builder_version= »4.27.0″ _module_preset= »default » global_colors_info= »{} »][/et_pb_section]

Ce contenu vous parle ?

illustration-sabrina-chemakh-avocat-paris-justice-juridique-droit-travail-protection-sociale-affaires-justice-3
Droit commercial, des affaires et de la concurrence

Les conditions de la rupture brutale des relations commerciales

La rupture brutale des relations commerciales établies constitue une pratique sanctionnée par le droit français. Elle vise à protéger les partenaires économiques contre une cessation soudaine et imprévisible d’une relation commerciale stable. Les conditions de la rupture brutale des relations commerciales sont définies par le code de commerce et les décisions de justice. Elle constitue un réel sujet pour les entreprises ayant des partenaires commerciaux. C’est pourquoi l’assistance d’un avocat est nécessaire pour éviter les écueils et protéger son entreprise. 1) La rupture brutale des relations commerciales : cadre légal L’article L442-1, II dispose : « Engage la responsabilité de son auteur et l’oblige à réparer le préjudice causé le fait de rompre brutalement, même partiellement, une relation commerciale établie, en l’absence d’un préavis écrit tenant compte notamment de la durée de la relation commerciale. » Ainsi, il faut déterminer les condition de la responsabilité de l’auteur de la rupture

Lire la suite
illustration-sabrina-chemakh-avocat-paris-justice-juridique-droit-travail-protection-sociale-affaires-495x491px-contentieux-urssaf-1
Droit commercial, des affaires et de la concurrence

Le recouvrement de créance

Avocat en recouvrement de créance : procédure amiable et judiciaire en France Le recouvrement de créance constitue un enjeu majeur pour les entreprises confrontées aux impayés. Retards de paiement, factures non réglées, inexécution contractuelle : ces situations fragilisent la trésorerie et peuvent compromettre la pérennité de l’activité. Faire appel au cabinet, intervenant partout en France, permet d’agir rapidement et efficacement, tout en sécurisant juridiquement la procédure amiable ou judiciaire. I. Existence d’un contrat régulièrement conclu Le recouvrement suppose d’abord l’existence d’un contrat régulièrement formé entre les parties. En effet, il faut un accord de volontés sur les éléments essentiels (chose/prestation et prix) et absence de vice du consentement (erreur, dol, violence. En outre, la preuve de l’accord est déterminante : Un bon de commande ou un devis signé, un ensemble de facture déjà exécuté etc… un contrat écrit II . La notion juridique de créance Une créance correspond au droit

Lire la suite
illustration-sabrina-chemakh-avocat-paris-justice-juridique-droit-travail-protection-sociale-affaires-salarie-4
Droit commercial, des affaires et de la concurrence

La cession de parts sociales ou d’actions

La cession de parts sociales ou d’actions constitue une opération stratégique dans la vie d’une entreprise. Qu’il s’agisse d’une transmission, d’une restructuration du capital, d’une sortie d’associé ou d’une levée de fonds, cette opération produit des effets juridiques, fiscaux et patrimoniaux majeurs. La cabinet de Maître CHEMAKH , intervenant partout en France, permet de sécuriser chaque étape et propose un accompagnement complet : détermination du prix, rédaction des actes, négociation de la garantie d’actif et de passif et gestion des formalités post-cession. I. Le cadre juridique de la cession de parts sociales (SARL) La cession de parts sociales est strictement encadrée par le Code de commerce. Le principe de l’agrément L’article L. 223-14 du Code de commerce impose, sauf exceptions, un agrément préalable des associés lorsque la cession intervient au profit d’un tiers. Cette règle protège le caractère intuitu personae de la société. En effet, la jurisprudence de la Cour

Lire la suite

Inscrivez-vous à notre newsletter !

logo-sabrina-chemakh-avocat-justice-juridique-droit-travail-protection-sociale-affaires-512x512px-couleur-transparent-1
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Internet et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.